COMMENT RÉDIGER SON MÉMOIRE DE THÈSE OU SON ARTICLE ?
Nota : pour une thèse, la partie bibliographique de l’introduction prend beaucoup plus de place relative, mais les principes ci-dessous ne sont pas altérés pour autant. Dans l’ordre :
- Préparer les projets de figures. Très lisibles. Il est entendu que ces figs pourraient évoluer en aller/retour (A/R) avec l’écriture des légendes et des résultats.
- Écrire leurs légendes. Très factuel et droit au but. A la fin du processus, il faut cependant que les légendes mises bout à bout dans l’ordre soient presque suffisantes pour raconter l’histoire avec leurs figs (ceci pour les lecteurs pressés qui ne regardent que les figs). Il est entendu que ces légendes pourraient évoluer en A/R avec l’écriture des matériels et méthodes (M&M). En gros, les M&M contiennent les informations génériques, celles qui apparaîtraient dans plus qu’une légende : alors il convient de les faire glisser dans les M&M et de faire référence aux M&M à cet endroit de la légende).
- Écrire les matériels et méthodes. Droit au but, sans fioriture. L’objectif est simple : un scientifique, homme du même art que toi, mais sans connexion avec toi, doit pouvoir reproduire tes résultats en s’appuyant sur cette section (plus les compléments dans les légendes de figs).
- Écrire les résultats. Très factuel et sec, interprétation au ras des pâquerettes. Les résultats sont la mise à la queue leu leu des descriptions expérimentales, selon une progression logique et pas forcément chronologique. Chaque figure fait typiquement l’objet d’un paragraphe. Chaque panneau de cette figure fait typiquement l’objet de 2 phrases : » 1 – Afin de vérifier si / investiguer ça / démontrer la corrélation entre / Il reste possible que… et afin de tester cette possibilité, VIRGULE, nous avons mesuré ceci en fonction de cela dans telles conditions. POINT. 2 – La fig. 3b montre que A atteint un maximum lorsque B égale C / que les gènes … sont co-régulés / que la présence du site … en position … entraîne l’augmentation de… etc. POINT. »
- Nota : jusqu’ici c’est facile et demande seulement du soin. Ensuite il y faut un peu d’art, mais c’est facilité par l’appui sur ce qui précède si cela a été bien fait.
- Écrire la discussion. Concise, crisp. – D’abord un rappel des résultats, à un niveau d’interprétation et de synthèse plus haut que dans les résultats. Cette partie doit faire continuité avec la fin de l’introduction. On répond à la question posée en fin d’introduction. – Ensuite (pour une thèse) une critique positive (points forts, originalité) et négative (limites, manques) des résultats. – Ensuite, une contextualisation des résultats dans la littérature disponible sur le sujet et évoquée en introduction. – Enfin (pour une thèse) une conclusion finale de 0,5 à 1 page : cela peut être un modèle qualitatif issu des résultats, auquel cas on peut adjoindre une figure. – Enfin (pour un article), on tournera certaines limites du travail bien choisies en propositions de travaux à venir, très brièvement.
- Écrire l’introduction. En entonnoir. – Introduire le sujet en intéressant le lecteur (un petit paragraphe). – Présenter la littérature générale puis spécifique (le plus long, surtout pour une thèse). – Finir sur le trou dans la littérature que justement ton travail va combler. – Ensuite bien expliciter ce trou dans nos connaissances : voilà précisément la question traitée dans cet article/cette thèse. Si utile, subdiviser la question en sous-questions (pas plus de 3). – En dernier paragraphe, proposer un principe pour boucher ce trou / répondre à cette question : « Dans cet article, nous avons appliqué … pour démontrer que … » – Ne pas trop divulguer les résultats eux-mêmes, sinon pourquoi lire la suite.
- Écrire le résumé. Cela prend du temps vue la limite en longueur et la nécessité de faire passer les messages principaux.
- Revoir le titre.
- Achever la littérature citée.
